16 mars 2010

Toscane...


J'ai commencé à lire Frances dimanche matin, au petit déjeuner, savourant à la fois les premières pages, ma tartine de pain grillé et mon espresso bien serré sous les rayons d'un soleil timide mais enfin présent...
Bonheur...
Pour le moment le livre tient toutes ses promesses:
rien de nouveau sous le soleil si j'ose dire mais c'est exactement ce que j'espérais:
tout y est: les petits riens de la vie toscane, les recettes de cuisine, les  nouvelles des amis et des parents :  ceux de Frances mais j'ai  l'impression de les connaitre comme j'ai l'impression de voir Frances et son mari Ed vaquer à leurs occupations dans la maison, le jardin, dans les rues de Cortona ou attablés devant une bonne table ou visitant un musée...
D'ailleurs je dis "Frances " comme si je parlais d'une amie...J'aimerais la rencontrer un jour.

Et je suis à nouveau conquise par son écriture.


La conséquence de cette piqure de rappel du charme toscan c'est qu'au lieu de prendre la direction de l'Andalousie comme  initialement programmé - mon Soleil d'Andalousie attendra ;) -  
c'est celle de la Toscane que DH et moi allons prendre courant mai :
comme par hasard pas bien loin de Cortona...
Cette fois nous serons dans un hameau en plein milieu des collines mais je compte bien passer au moins une fois devant Bramasole ;-)
nous avions passé quelques jours dans un hôtel de  Cortona il y a  6 ans... C'est à cette occasion que j'avais découvert Bramasole, guidée par les indications laissées par Frances Mayes dans ses deux premiers ouvrages sur les chemins allant de Cortona à sa maison: un par le haut de la ville, un par le parc municipal... J'aurais  pu demander à l'hotel de m'indiquer le chemin mais c'était bien plus amusant de suivre le jeu de piste involontairement laissé par Frances dans ses écrits...
C'était au début du printemps...
La maison  ( qui dégage un charme puissant )  est près de la route:  
une petite route de campagne ombragée de cypres très tranquille  sauf quand elle est trop fréquentée par les touristes venus découvrir la maison qui a suscité cet extraordinaire phénomène littéraire qu'a été Under The Tuscan Sun.
Je comprends que Frances et son mari migrent l'été dans Fonte delle foglie leur maison des bois plus isolée car à la haute saison le défilé doit être  incessant et quasi infernal.. 
Frances signale malicieusement qu'elle a souvent entendu  ( quand la fenêtre de son bureau est ouverte ou quand elle circule en ville sans être reconnue ) des erreurs dans les commentaires émanant des guides accompagnateurs, des réflexions sur les volets en mauvais état ou  sur la petite Fiat Panda jugée trop modeste par quelque imbécile (l'adjectif n'est pas de Frances mais de moi ) qui s'attendait à une voiture plus prestigieuse... J'espère qu'aucun des lecteurs des si subtiles chroniques de Frances Mayes n'est capable de ce genre de réflexion stupide...Mais il est probable que le film - très décevant- qui a été tiré de son premier livre a attiré des visiteurs différents.

Ce séjour il y a 6 ans et l'envie de rendre hommage à Bramasole et à Frances Mayes m'avait inspiré un premier sampler puis l'idée de faire une série Sous le soleil en m'inspirant d'autres  maisons et lieux que j'aime et/ou que je connais bien. 
Ce premier sampler le voici pour celles qui ne le connaissent pas encore ou l'ont un peu oublié:

  

Je l'aime beaucoup et il est souvent admiré sur les expos auxquelles je participe. La représentation de la maison n'est pas  fidèle pas plus que celle de l'environnement et du jardin :  
je n'essaye jamais d'etre réaliste mais j'essaye par petites touches à ma manière naive d'évoquer un lieu et de permettre à ceux qui vont regarder ou à celle qui va broder de s'y projeter. 

C'est ce qu'a bien saisi Laure qui me disait tout récemment dans un mail que je me permets exceptionnellement de citer alors que je garde d'habitude pour moi les commentaires qui me sont envoyés : 
 "  Vos créations racontent une région mais ne sont ni passéiste ni régionaliste, elles sont davantage une invitation à envisager sa propre vision des lieux (-) On se sent dans un lieu tout en ayant la possibilité de le faire sien "
Ce commentaire m'a touchée profondement par sa justesse...Même si je me sens  souvent incapable de parvenir à ce but, c'est en effet celui que je poursuis.

Pour en revenir au sampler toscan, y figurent des oiseaux, des anges ( parce-que Frances Mayes en a revé lors de sa premiere nuit à Bramasole ) des roses, des oliviers, des citronniers et des orangers, des cypres, des lavandes, des buis, des pots de terre cuite, des tournesols et du chevrefeuille, des papillons, des abeilles, un chat mais aucun personnage sous le soleil.
Probablement parce-que dans mon idée, c'est l'heure de la sieste au frais à l'abri des murs épais.

Mais en lisant les premiers chapitres du nouveau livre de Frances, je suis tombée sur ces lignes :

if I were a medieval woman weaving a medieval tapestry, the knowledge gleaned from living here would form my borders and backgrounds.Instead of procession of men with falcons on decorated horses, or a lady mincing along on a unicorn, there would be the iconic long table, the gathered friends, the servers and diners, all loved faces, and richly colored threads for the roses, the lemons, the twining bean, sunflowers, moonflower vine, and all the creatures who also are as at home as we are where we live. Above the scene, I'd stitch the golden disk of the sun and jagged rays.
(Frances Mayes.  Every Day in Tuscany p 61)

Je ne fais pas dans la tapisserie médiévale mais mes samplers au point compté en fils de soie nuancés brodés sur lin ne sont  pas si loin du rêve de Frances... Alors je me suis prise au jeu et j'ai tenté une modification de mon dessin initial pour intégrer la table et ses convives dont parle Frances.
J'en ai profité pour rajouter -entre autres - des roses parce-que j'ai l'impression que Frances en plante sans cesse de nouvelles variétés...;-)
Voici la simulation de cette nouvelle version, tres différente comme vous pouvez le voir :


Qu'en pensez vous ? Lily à qui j'ai posé la question en premier préfère la version initiale.
Et vous ?

12 mars 2010

Rayons de soleil...

Le soleil brille timidement sur Lyon mais je viens de recevoir un livre attendu depuis longtemps qui devrait - s'il tient ses promesses - m'apporter à domicile le soleil toscan :
il s'agit du dernier Frances Mayes : Every Day in Tuscany: Seasons of an italian life...

Je l'avais en pré-commande depuis plusieurs semaines ce qui explique que je l'ai reçu à peine sorti des presses.
Je suis partagée entre l'envie de l'ouvrir immédiatement et celle de le mettre de côté comme un plaisir à savourer pour lequel il faut choisir le meilleur moment pour en profiter pleinement...
L'avoir désormais sous la main va me permettre d'attendre pour le savourer plus encore... Combien de temps vais je résister ? J'aimerais que le  moment soit parfait... Pour qu'il le soit, il faudrait que je n'ai aucune tâche importante en retard ce qui n'est pas le cas en ce moment mais...j'y travaille ;-)

08 mars 2010

La journée de la femme ?

Machisme et démagogie ont de l'avenir !
Au mieux une aumône indigne, au pire un alibi.

07 mars 2010

Envie de lumière !!!

Il a fait doux au début de la semaine et puis le temps a considérablement fraichi et voilà qu'à nouveau il neige...


Pffffffffffffffffffffff
Y en a marre de ce temps gris: le froid ne me gêne pas mais le manque de soleil me déprime...
Et je n'arrive pas à travailler sans une bonne lumière du jour.
J'ai réussi à préparer les palettes de fils de trois des modèles que je dois confier à mes " model stitchers "  mais c'est vraiment à l'arraché: j'ai  du déplacer ma table de travail pour avoir une meilleure luminosité mais elle est toute relative vu les conditions climatiques exécrables:
Il me reste quatre palettes à préparer: ce qui est d'ordinaire un plaisir pour moi ( manipuler des fils de soie ou de coton nuancés  et juger des rendus différents selon les toiles ou les bains ) se transforme en corvée pénible pour les yeux...

Vivement le printemps !

04 mars 2010

Retrouvailles à Pexiora

à Pexiora, j'ai - enfin - fait la connaissance de Bill que je connais au travers du web depuis...une bonne dizaine d'années...;-)
Bill m'a montré sa très chouette interprétation de ma trousse Mimi Lapin :




La première trousse " maison " des fées brodeuses suivie peu de temps après par Manon.

Bill est en train de broder Maelle née au printemps dernier évoquant la Bretagne 
et je  prépare une nouvelle version : Mathilde  inspirée par la côte normande...

02 mars 2010

De retour de Pexiora

La vaillante petite C3 pretée par ma belle-fille a assuré sans problemes l'aller et le retour : pleine comme un oeuf - c'était le cas de le dire vu le thème choisi par les organisateurs du salon ;-) mais moins au retour qu'à l'aller ;-)

Ce salon a été une réussite et même une très belle réussite surtout s'agissant d'une première.
Organisation impeccable, visiteuses et visiteurs au rendez vous, bonne humeur générale...

Merci à tous et toutes du fond du coeur: ca regonfle le moral ce genre de sortie :)

Quel bonheur !

D'autant plus apprécié que c'était pour ce qui me concerne la première fois que je transportais les créations des fées brodeuses dans le sud-ouest... 
Beaucoup les connaissaient par Internet ( mais c'est pas pareil en vrai ;-) - et d'autres encore plus nombreuses les ont découvertes et notamment ce qui fait notre spécificité à savoir nos grands samplers de la série Sous le soleil et nos Jardins brodés et aussi voire surtout nos accessoires et particulierement nos trousses -  qui soit dit en passant sont vendues depuis leur création ( la première a été créée il y a 5 ans  7 ans ) avec des explications de montage très détaillées -  comme tous nos modèles d'accessoires.
Cela va sans dire mais il n'est pas mauvais de le rappeler; cela fait d'ailleurs des années que nombre de créatrices françaises  font de même...Il n'y a pas que les créatrices américaines qui proposent des accessoires et des explications pour les réaliser et logiquement les créatrices françaises expliquent........ en français.

Bon, cette petite mise au point faite, revenons à nos moutons non pardon au sud ouest: l'Aude et le Lauragais présentent de magnifiques paysages, les habitants y sont fort sympathiques, les spécialités locales goûteuses (même si je redoute un peu le cassoulet le soir ) et donc je reviendrai bien volontiers.

J'ai même envie de dessiner un sampler Soleil du Lauragais c'est tout dire...

Amitiés croisées
et un coucou tout spécial à celles que j'ai -enfin - rencontréees à cette occasion : Bill, Clob, Asphodèle et toutes celles dont je n'ai pas mémorisé le pseudo tant l'affluence a été grande par moments.